Justice Le procès d'un pousseur du métro s'est ouvert hier Nanterre
«J'ai pris perpétuité le 10 avril 2009. » Renaud Roussillon reste traumatisé depuis ce jour où il a été poussé sur les rails du métro et qu'il a perdu une jambe. Il confie même ne plus vouloir « y descendre ». Hier, au procès de son agresseur qui s'est ouvert devant la cour d'Assises des Hauts-de-Seine Nanterre, l'architecte de 41 ans a préféré sortir de la salle d'audience lorsque les images de l'agression, capturées par les bandes de vidéosurveillance, ont été diffusées la cour.
Portrait ambigu de l'agresseurLa scène survenue sur le quai de la ligne 1, la station Grande Arche de la Défense, a été d'une rare violence. Ahmed Zobir, un SDF de 36 ans, s'est jeté sur Renaud au moment où la rame passait. Englouti par le train, les secours mettront une heure et demie avant de le sortir. « Aujourd'hui, il est obligé de descendre les escaliers sur les fesses », témoigne sa femme. En réponse, l'accusé exprime dans le box sa nonchalance. Cheveux bruns, de corpulence moyenne, sourcils fournis, Ahmed Zobir semble absent, se dandinant d'une jambe sur l'autre. Même s'il présente des excuses, il n'explique pas son geste. « J'ai entendu des insultes », dit-il la cour. Sans-abri au moment des faits, l'homme errait depuis des mois dans le quartier d'affaires de La Défense (92). Pourtant, au début des années 2000, le jeune étudiant en droit semblait prometteur.
« C'est un être intelligent, un intellectuel qui est attiré par les idées. Il avait l'art de la formule. Ça tombait toujours juste », raconte la barre Dominique, un avocat chez qui Ahmed a fait un stage. Les psychologues soulignent l'ambiguïté de cet homme. Sur les trois expertises réalisées, une conclut la responsabilité pénale de l'accusé, les deux autres l'abolition de son discernement. « La folie a bon dos », coupe Me Cécile (...)
L'homme recherché par la police après la découverte Besançon d'une valise contenant des notes manuscrites sur la disparition en 2003 d'Estelle Mouzin, a été interpellé et mis hors de cause.
Un militaire déserteur de 19 ans a été interpellé par la police judiciaire de Besançon, jeudi en milieu de journée, dans l'hôtel de Besançon où il avait abandonné la valise, a indiqué une source policière.
Il a été reconnu par le personnel alors qu'il revenait prendre une chambre dans l'établissement, a précisé la même source, ajoutant que sa garde vue devait être levée dans la soirée. Lors de son audition, le jeune homme a indiqué avoir pris des notes en regardant une émission sur Estelle Mouzin, disparue le 9 janvier 2003 Guermantes (Seine-et-Marne) l'âge de 9 ans, a indiqué la même source.
Il a déclaré avoir été frappé cette histoire et avoir consulté un blog pour en savoir plus, a-t-on expliqué. «A priori, rien ne va être retenu contre lui dans l'enquête sur la disparition d'Estelle Mouzin», a dit cette source.
En revanche, le militaire, qui n'avait pas rejoint son unité Valdahon (Doubs) mi-janvier, va être remis la gendarmerie pour désertion.
Ce militaire, née dans l'Eure-et-Loir, était âgé de seulement 10 ans au moment des faits. Il avait quitté l'hôtel il y a environ quinze jours.
Depuis la disparition de la petite fille, l'enquête a suivi des pistes multiples, sans résultat pour l'instant. Début janvier, l'avocat de la famille Mouzin, Me Didier Seban, a demandé, sans succès, le dessaisissement du tribunal de Meaux. Il a aussi demandé qu'«une enquête par le président de la chambre de l'instruction sur les conditions dans lesquelles cette enquête est menée par le juge d'instruction Meaux».
En mai 2010, Me Seban avait demandé la justice d'expertiser de nombreux scellés provenant du dossier du tueur en série Michel Fourniret, condamné en mai 2008 perpétuité pour sept (...)
Un homme se défend d'avoir violenté l'agent de sécurité de la Fnac qui l'a surpris avec deux smartphones volés.
Un homme a été interpellé, deux jours auparavant, alors qu'il venait de dérober deux smartphones la Fnac. Fait aggravant, il lui est reproché d'avoir donné un coup de tête dans la mâchoire inférieure de l'agent de sécurité qui l'a immobilisé. L'ITT qui s'est ensuivie n'a pas dépassé deux jours. Reste que l'auteur présumé de cette infraction de vol avec violence commise en récidive légale encourt 3 ans de prison.
- Que faisiez-vous la Fnac ? interroge la présidente
- Je me baladais...
- Comment en êtes-vous arrivé arracher les antivols des emballages des téléphones ?
- J'ai un problème, madame..., je suis cleptomane. C'est plus fort que moi, avoue-t-il.
- Pourquoi alors avoir tenté le diable ?
- C'était facile voler...
L'homme reconnaît les faits de vol, mais conteste la violence. "Ils m'ont ceinturé, ils étaient plusieurs, je me suis débattu", explique-t-il.
Des traces de coups ont pourtant été constatées au niveau de la lèvre inférieure de l'agent de sécurité qui s'est présenté immédiatement aux urgences médico-judiciaires.
- Vous avez déj été condamné pour vol, vol en récidive, violences sur conjoint (...), en tout, il y a six condamnations sur votre casier. Si vous aviez respecté les obligations de soins, monsieur, vous ne seriez peut-être pas l , fait observer la juge. Vous travaillez ?
- J'ai une promesse d'embauche, je commence la semaine prochaine.
- Cela ne vous empêche pas d'aller voler des objets la Fnac, déplore la juge.
"Il pense qu'en disant qu'il est cleptomane, il bénéficie d'une circonstance atténuante, souligne le procureur. Il sait qu'il est fragile et n'en tire pas les conséquences. Il sait qu'il ne devait pas recommencer pendant 5 ans, et il est l , aujourd'hui. Avec deux enfants (...)